jeudi 31 mars 2078

Une nouvelle page se crée parmi des milliers



J'ouvre ce blog pour plusieurs raisons, dont l'une est ma passion pour la littérature. Ici, je vais surtout vous parler des livres que j'ai lus, mais aussi d'actualité littéraire si j'en trouve, comme les romans adaptés en film ou parler de la manière d'écrire des auteurs.  

J'espère pouvoir échanger sur les œuvres qui m'ont plu ou non, sur les adaptions bonnes ou mauvaises, selon moi. 

Ici, vous découvrirez donc des livres lus par mes soins, passant de la science-fiction au fantastique et, pour finir par du thriller. 

Avec ce blog, j'espère vous faire découvrir, ou redécouvrir des œuvres différentes, de par leur style ou leur idée. 

Nicolas. 


lundi 10 août 2015

Evolutis tome 1 : une trilogie, une dystopie de l’auteur Christie Bronn.



L’histoire suit la vie d’une jeune Américaine qui, par la force des éléments, est obligée d’aller vivre en Europe (en France plus exactement). Car le reste du monde est ravagé par le virus Ebola. En France, elle va devoir vivre seule jusqu’au jour où tout va basculer. Elle va faire des rencontres, mais sans jamais s’attacher (ces échanges sont toujours de courte durée, sinon elle risque de se faire repérer... capturer). Elle réussit à rester cachée de tous. Jusqu’à ce qu’un problème l’accable. Une simple coupure de la main qui va la faire fuir de nouveau, alors qu’elle se plaisait bien dans ce lieu.

L’histoire est assez intrigante, on suit la vie d’une jeune fille un peu perdue, au premier abord, mais, plus le temps passe, plus on connaît son but, ses peurs, ses désirs. Désirs et peurs qui vont tous être chamboulés et, plus l’histoire avance, plus le personnage sera perdu… Jusqu’à ne plus rien comprendre…

Ce roman, même si je l’ai apprécié, n’est pas un coup de cœur. Peut-être parce que je venais de finir "L’épreuve" quand je l’ai lu et que, sur certains points, cela m’a rappelé cette histoire… Ainsi que celle de Résident Evil ? Un personnage avec des supers pouvoirs liés à un virus et à un monde ravagé par un virus, même si ce ne sont que de petits points sans importance. Car on avance assez bien, parfois trop rapidement, dans l’histoire. Le bon point, au niveau du virus, c’est qu’il n’a pas été créé par l’homme (enfin je crois, on ne sait jamais… avec la théorie du complot ^^).

J’adore le personnage, ses pouvoirs, sa façon d’être. Et même son côté « tomber amoureuse » en une fraction de seconde – cela m’arrive souvent aussi… Et la souffrance qui en découd quand cela ne marche pas (les coups de foudre, c’est l’horreur). Sur le personnage du héros, j’aurai juste un mauvais point sur le sujet : on ne sait pas comment elle a maîtrisé ses pouvoirs. J’aurai bien aimé, parfois, des moments où elle nous montre comment elle a maîtrisé ses pouvoirs. J’espère qu’on en saura plus par la suite.

L’auteur écrit la suite. Et si cette histoire vous a plu, vous pouvez aller voir d’autre roman sur le site de l’éditeur : les éditions dela reine

mardi 21 avril 2015

La Horde du contrevent d’Alain Damasio "Editions La Volte."


Alain Damasio est un auteur français, né à Lyon en l’an de grâce 1969.

Suite à un long discours avec une amie, j’ai découvert cet auteur par « La Horde du contrevent ». Actuellement, je lis un autre de ses romans : « La Zone du dehors » et l’auteur travaille sur un autre projet : Furtif.

Ce livre est, à mes yeux, un chef d’œuvre littéraire. Il a reçu « le Grand Prix de l’Imaginaire 2006 », mais, comme pour ma première fiche, je vais d’abord parler d’un élément que j’ai découvert sur les différents liens et vidéos publiés par la maison d’édition. Cela concerne les personnages de l’histoire. Depuis son premier roman publié, « la Zone du dehors », Alain Damasio nous livre des histoires assez spéciales. Même si un personnage sort du lot, on apprend à connaître tout un mini groupe. Pour « La Horde du Contrevent », nous suivons l’histoire des vingt-quatre membres qui la composent. Chaque personnage possède son propre caractère. Pour ce faire, l’auteur utilise un élément connu par beaucoup de joueurs de jeu de rôle : les fiches personnages où il met le caractère, le physique et l’histoire passée, présente et future de chaque personnage. J’ai même lu qu’il avait écrit plus de trente pages par personnage.

L’histoire commence par un texte expliquant le monde tel que le voient les personnages :

 « À l’origine fut la vitesse, le pur mouvement furtif, le “vent-foudre". Puis le cosmos décéléra, prit consistance et forme, jusqu’aux lenteurs habitables, jusqu’au vivant, jusqu’à vous.
Bienvenue à toi, lent homme lié, poussif tresseur des vitesses.

¿ Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents.”

On plonge donc directement dans un monde dominé par le vent ou un groupe doit lutter contre lui afin de savoir où le monde s’arrête.  Avant eux, 33 hordes foulèrent leur pas sur plusieurs milliers de kilomètres, ouvrant à chaque fois un nouveau passage. Rares sont les survivants de ces hordes précédentes. Seul un livre nous permet de comprendre leur mouvement. Un livre qui pour cette 34e horde est écrit par le Scribe Sov Strochnis.

Ce roman a quelques subtilités assez rares pour en parler. En premier lieu, le nombre de personnages qu’on suit, qu’on voit évoluer avec leurs avis, leurs motivations, leurs aspirations pour entrer dans la horde et découvrir ce qu’il y a au bout de leur monde. Mais l’auteur, pour ce roman, ne lâche pas ses fans parmi cette horde immense. Chaque personnage possède son symbole, que l’on peut voir dans l’extrait que je vous ai montré. Quand, en début de paragraphe, on trouve le symbole “¿”, on sait que la personne qui parle est Caracole. La deuxième subtilité est le CD, la bande originale du roman qui retrace certains passages du livre. Le disque est à écouter en même temps qu’on lit l’histoire, voire même après. La troisième et dernière, pour ne pas les citer toutes, est le mélange de genres que l’auteur fait avec une simplicité stupéfiante : de la fantaisie à la science-fiction, saupoudrée d’un brin de philosophie et d’action.


          Pourquoi ai-je apprécié ce roman ?

Pour les vingt-deux personnes composant la Horde qui sont très développées. L’auteur connaît bien ses personnages et on le ressent dans l’écriture. Chaque humain a son style personnel et aucun ne parle de la même manière. L’auteur passe du style simple, voire haché pour Erg Machaon, au style très lyrique pour Caracole.

L’histoire, en elle-même, est assez simple : un groupe qui recherche plus de connaissances sur le monde dans lequel il évolue. Mais, ce qui rajoute le côté inédit est l’ennemi en lui-même : le vent. Divisé en neuf formes dont chacun a sa propre particularité.  

Pour finir, la horde du contrevent est sur le point d’être tournée en film. Un jeu devrait voir le jour.

            Mais ?

Rien ! Je n’ai rien à dire de mauvais sur ce roman.

Donc, il ne me reste plus qu’une chose à dire en espérant vous avoir donné envie de lire ou relire cette histoire : bonne lecture.

À bientôt, j’espère, pour une autre critique.


mardi 31 mars 2015

Jurassic Park – le Parc jurassique en français – De Mickael Crichton. "Editions France Loisirs"



Mickael Crichton (1942-2008), est un auteur que j’affectionne. De plus, Jurassic Park est le premier roman que j’ai lu, de lui et de ma vie. J’avais douze ou treize ans.

Avant de parler de l’histoire en elle-même, j’ai envie de vous expliquer la manière de faire de l’auteur. Pour faire au plus simple, l’auteur pioche dans plusieurs journaux scientifiques des idées par-ci par-là et, un peu comme s’il cultivait un champ, il fait différents tas, chacun avec une idée distincte. Parfois, avec le temps, une idée germe dans sa tête et il l’écrit. C’est ce qui s’est passé pour ce roman et ses autres œuvres.

Comme il nous l’explique dans son introduction, il va, en premier lieu, parler de biotechnologie et de sa commercialisation.

L’histoire débute alors sur un groupe dans un hôpital, où des docteurs attendent devant une fenêtre, quand arrive un patient avec de multiples morsures sur le corps. L’homme est sur le point de mourir et dit alors au Docteur un simple mot « Raptor ». Intrigué, le docteur va chercher à en savoir plus.

À partir de là, le roman va se découper en sept « Itérations », terme qui montre l’action de répétition d’un processus, ce que l’on verra dans le parc. Chaque partie va avoir sa citation liée aux fractales. Ian Malcolm, un des personnages important de l’histoire, affectionne la théorie du chaos, qui ne laisse aucune place au hasard et dira tout au long de l’histoire ce qu’il va se produire. Avec ses explications, il va nous faire comprendre une grosse partie de l’horreur et comprendre beaucoup d’idées. Et celle-ci restent toujours justes. Comme il dit dans le livre :

« Dans l’histoire de l’évolution, la vie renverse toutes les barrières. La vie prend le large, la vie conquiert de nouveaux territoires. C’est parfois ardu, parfois dangereux, mais la vie trouve toujours un moyen. Je ne voudrais pas philosopher, acheva Malcolm en secouant la tête, mais c’est ainsi que vont les choses. »

Qui va donner la célèbre phrase du film :

« La vie trouve toujours un chemin. »

L’auteur ne débute jamais son histoire sur l’idée principale en elle-même. Il va, au fur et à mesure de l’évolution nous mener à son idée principale et essayer de nous faire découvrir le parc avant d’y pénétrer avec les autres personnages. À partir de là, les découvertes sur les animaux de l’île vont s’étoffer, jusqu’au point culminant où un monstre mort est découvert et envoyé dans un laboratoire.

Là, commence la deuxième itération. On va entrer dans l’histoire du Héros que l’on connait tous dans le film : Alan Grant. Pourtant, à part l’idée et le nom, le film se dirige presque dans une fanfiction : beaucoup de passage important disparaissent ou sont donnés sans plus d’explication. Par exemple, la phrase d’Alan Grant dans le film, reliée aux passages où le tyrannosaure se libère de sa cage, Alan dit, que la vision du Tyrannosaure est liée au mouvement alors que dans le roman, il met un temps avant de le comprendre et il explique pourquoi, sa vue est ainsi.

Ah oui, une dernière chose, oubliez les personnages du film : ils sont totalement différents du livre.

Je vais m’arrêter là pour la description du livre, afin de ne pas gâcher l’histoire aux lecteurs qui n’ont pas vu que le film.

Ce roman est le premier que j’ai lu par moi-même et avec envie. Plusieurs passages, à l’époque et même avec relecture, m’ont fait frissonner. Ce fut le cas quand les héros doivent fuir le tyrannosaure à travers le parc. Ou, quand les vélociraptors essayaient de pénétrer le bâtiment où se trouvent la totalité des membres de l’équipe.

          Pourquoi ai-je apprécié ce roman ?

Des personnages non caricaturaux avec une grande connaissance dans leur domaine. Chaque personne apporte de précieux renseignements dans l’histoire.

Crichton est, à mes yeux, un auteur qui décrit très bien. Il donne assez d’informations sur l’état d’esprit des personnages et surtout sur ce qui se passe. On rentre dans l’esprit des gens et on les comprend facilement. On les aime et les déteste en même temps.

Comme souvent conseillé aux auteurs actuels, Crichton laisse à la fin de ses chapitres, un suspense qui nous donne envie de continuer notre lecture. Il écrivait ce que l’on appelle, en anglais, un pageturner. Un roman que l’on lit d’une traite.

           Mais ?

Je ne sais pas si on peut appeler cela un point faible, vu qu’il faut se dire que le roman a été écrit en 1990, mais à l’heure actuelle, beaucoup d’idées ne sont plus valables, comme celle de recréer des dinosaures avec de l’ADN de plus de 66 millions d’années… Ou encore celle sur les dinosaures, comme le vélociraptor, qui aurait été modifié pour devenir quelque chose de plus puissant, grand et dangereux.


En espérant vous avoir donné envie de lire ou relire cette histoire, je vous souhaite une bonne lecture.


A bientôt j’espère pour une autre critique.